L’ART DE LA RESILIENCE
KINTSUGI/KINTSUKUROI OU LA VALEUR DE LA FÊLURE
Ces mots japonais désignent l’art ancestral de réparer une poterie cassée avec de l’or. Ainsi restauré, l’objet prend paradoxalement encore plus de valeur que s’il n’avait jamais été brisé.

Orné de sa cicatrice, il raconte son histoire et nous enseigne qu’un « accident » n’est pas une fin en soi mais peut devenir le début de quelque chose de plus beau encore.

LE PRINCIPE DE RESILIENCE

Etymologie

Du verbe latin resilio, ire = Résister à un choc – Se remettre d’une déformation.

 

PHYSIQUE

Le concept de résilience nous vient d’abord de la physique :

  • En mécanique, la résilience est la propriété d’un matériau de retrouver sa forme après avoir été comprimé ou déformé ; c’est son taux d’élasticité.
  • C’est la capacité d’un corps à transformer une énergie qui vient le contraindre et à mettre cette énergie à son service.
    • Exemple :
      Une balle de tennis qui absorbe l’énergie d’un choc en se déformant, puis restitue cette énergie pour reprendre sa forme initiale et rebondir.
  • Le taux de résilience est le maximum d’énergie par unité de volume qui peut être accumulée sans subir de rupture.
    • Elle est représentée par la région d’absorption située sous la courbe de contrainte/tension. Elle peut être calculée par le coefficient de résilience Ur dans la formule suivante où σy est la tension accumulée, E est le module de Young, ε est l’intensité de la contrainte :

Exemples de résilience physique :

  • Résilients
    Ressort – Elastique – Cartilages – etc.
    Coque de sous-marin – Aile d’avion – etc.
  • Peu résilients
    Verre – Porcelaine – Œuf – Boule de bowling – etc.

 

PSYCHOLOGIE

Grâce à Bowlby et Cyrulnik, la résilience est ensuite passée en psychologie :

  • Ou elle est l’aptitude à s’adapter, aévoluer et continuer à vivre positivement en dépit de circonstances défavorables, de pressions ou de stress.
  • C’est la capacité à récupérer après une blessure, une défaite ou un drame et à se reconstruire pour vivre de manière satisfaisante après des évènements traumatiques.

Le concept de Résilience est à chaque fois issu du désir d’apporter des solutions plutôt que de trouver des explications.

  • Parce que si on peut trouver un moyen pour aller mieux, ça devient moins important de comprendre pourquoi ça allait mal.

Ce que nous renvoie à la notion de « coping » en anglais (Paulhan & al., 1995)

  • En anglais to cope = se débrouiller, s’en sortir.

 

SOCIOLOGIE

On retrouve aussi la résilience en sociologie où, selon la norme britannique, la résilience sociale est :

« La capacité à anticiper, se préparer et répondre aux changements progressifs et aux perturbations soudaines de notre environnement ».

 

EVOLUTION

Survie

La vie est résiliente par nature, parce que pour traverser des milliards d’années d’évolution, avec tous les imprévus et les complications que ça a dû impliquer, si elle n’était pas résiliente elle aurait disparu depuis longtemps et n’aurait pas pu survivre à 5 extinctions complètes de toute vie sur terre.

Adaptation

Depuis toujours, elle s’adapte aux changements et aux perturbations de son environnement, improvise avec les moyens du bord pour trouver des solutions et se dépasse pour évoluer et survivre.

Métabolisation

La résilience est donc sa capacité à métaboliser une difficulté, un problème, une épreuve qui la limite pour en faire une dynamique qui la ressource.

Tremplin

C’est son pouvoir de transformer un obstacle qui la freine, l’arrête ou la retient et d’en faire tremplin pour rebondir et aller encore plus loin que si elle n’avait pas rencontré cet obstacle.

L’HISTOIRE DE LA RESILIENCE

Les premières publications dans le domaine de la psychologie datent de 1939-1945. Werner et Smith, deux psychologues scolaires américaines à Hawaï, travaillaient avec des enfants à risque psychopathologique, condamnés à présenter des troubles. Elles les ont suivis pendant trente ans et ont noté qu’un certain nombre d’entre eux « s’en sortaient » grâce à des qualités individuelles ou à des opportunités de leur environnement.

Après John Bowlby, qui a introduit le terme dans ses écrits sur l’attachement, en France, c’est l’ethnologue Boris Cyrulnik qui développe le concept de résilience en psychologie, à partir de l’observation des survivants des camps de concentration, puis de divers groupes d’individus, dont les enfants des orphelinats roumains et des enfants des rues boliviens.

Dans le domaine de l’assistance aux collectivités en cas de catastrophe (naturelle ou causée par l’homme) on parle également de communautés résilientes. La démarche d’assistance post-immédiate aux personnes touchées par un évènement critique a généralement une dimension psychosociale.

La résilience serait le résultat de multiples processus qui viennent interrompre des trajectoires négatives.

On parle également de « résilience bioéconomique ».

LE PROCESSUS DE RESILIENCE

La résilience est un processus qui s’appuie sur 8 conditions fondamentales :

  • 1. Se remettre en question
  • 2. Aller chercher du feedback
  • 3. Trouver du sens
  • 4. Entrainer les fondamentaux 
  • 5. Etre disponible aux opportunités
  • 6. S’engager sans certitude
  • 7. Ne pas abandonner avant d’avoir réussi
  • 8. Avoir le sens de l’humour

COMMENT MAITRISER L’ART DE LA RÉSILIENCE

Pour résilier, la méthode du rebond répond à 3 questions inhérentes à la condition humaine :

1.Comprendre d’où nous venons
Parce que sans comprendre par quoi nous sommes passés hier, comment savoir qui nous sommes devenus aujourd’hui.

2. Savoir où nous sommes
Et sans savoir où nous en sommes aujourd’hui, comment aller où nous voudrions nous retrouver demain.

3. Trouver où nous allons
Et sans savoir d’où nous partons ni où nous allons, ça risque d’être difficile d’y arriver.

Les principes fondateurs de la résilience
Découvrez les conférences

Les 4 outils de résilience de la méthode du rebond
Découvrez les workshops

Accédez à tout votre potentiel et libérez vos talents
Découvrez le coaching

 

La méthode du rebond : 3 Conditions – 3 Etapes – 3 Pouvoirs

James de Traz